Fixée par le Code du travail, la sécurité au travail est normée et contrôlée. Pourtant on comptabilise encore un nombre de décès important avec 500 décès par an au travail et 626 227 accidents au travail en 2016. Mais ces accidents au travail ne prennent pas en compte le nombre de maladies professionnelles grandissant et les risques psychosociaux qui prennent de plus en plus d'ampleur.  Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ? 

Sécurité au travail : définition

Selon les activités d'une entreprise, il est possible qu'elle présente des risques de blessures ou d'atteinte à la santé de ses salariés. L'entreprise doit tout d'abord être consciente de ces risques puis mettre en place une stratégie afin de les limiter au maximum. On parle alors de management de la santé au travail. L'entreprise doit assurer la sécurité de ses salariés selon les 3 axes suivants  : 

  • Surveiller la qualité du milieu de travail
  • Respecter les normes d'hygiènes et de sécurité spécifiques à l'activité de l'entreprise
  • Informer ses équipes à travers des formations 

Cette sécurité au travail est en directe corrélation avec la santé des collaborateurs de l'entreprise. Une absence de sécurité peut jouer sur la santé des salariés mais ce n'est pas le seul facteur. 

 

Les risques d'une insécurité au travail

L'environnement de travail doit être tourné vers le salarié. C'est à l'entreprise de veiller à préserver la santé et la sécurité de ses salariés. Ainsi, les risques peuvent être les suivants : 

 Les accidents de travail

De manière générale, ces 15 dernières années, ce risque a fortement diminué. Ces accidents sont plus fréquents pour les contrats en intérim (+ 7,8 % selon l'étude de l'INRS "L'essentiel 2016 : Santé et sécurité au travail"). Les manutentions et les chutes sont les premières causes d'accidents au travail mais les lombalgies (autrement dit les maux de dos) représentent près de 20% de ces pathologies.

 Les accidents de trajet 

Deuxième sinistre professionnel le plus répandu, les accidents de trajet sont en cause dans 15% des cas. Les principaux facteurs de ces accidents sont la perte de contrôle du moyen de transport (dans la majorité des cas) et une chute ou un faux pas. 

  Les maladies professionnelles

Les maladies professionnelles ont baissées mais de nouvelles formes ont pris de plus en plus d'importance. En effet, les troubles musculo-squelettiques (TMS) - représentant 87% des maladies professionnelles - sont en baisse de 4,1%, tout comme les maladies liées à l'amiante qui chutent de 9,5%.

Face à cette baisse, on peut constater que les pathologies psychiques, de leurs côté, n'ont fait que progresser entre 2015 et 2016 avec une hausse de + 40%. L'épuisement professionnel est trois fois plus important qu'en 2011, ce qui fait aujourd'hui de la France le pays européen qui reconnait le plus de cas de burn-out. 

Quand on sait que 1 salarié sur 4 est en situation d'hyperstress, on comprend vite pourquoi 3,2 millions de personnes ont un risque élevé d'être sujet à un épuisement professionnel  (données collectées par le Cabinet Technologia en 2014). 

 

 

Quel coût représente la santé au travail ? 

Un salarié sur quatre est convaincu que son travail menace sa santé. Pourtant, la préservation de la santé des salariés est dans l'intérêt des entreprises que ce soit par soucis humain mais aussi selon une logique financière. Il faut savoir que la santé au travail représente des frais importants et ce pour toutes les entreprises. Prenons l'exemple de l'absentéisme : un arrêt de travail peut avoir un impact sur votre fiche de paie mais sachez que l'entreprise aussi ! L'absentéisme représente 6 milliards d'euros par an. Les absences liées au stress au travail coûtent à elles seules 1 millions d'euros par an (étude réalisée par IMS Heath en 2016). 

Encore plus inquiétant, les accidents de travail et autres maladies professionnelles correspondent à 58 millions de journées non travaillées, soit 233 000 d'emplois à temps plein. 

Les entreprises ont clairement tout à gagner à investir dans la préservation et sécurisation de ses salariés. Mais comment y parvenir ?

 

Comment contribuer à la santé de ses salariés ? 

Comme vous l'avez compris la santé au travail est un enjeu majeur, pour les salariés mais aussi pour les employeurs. Nous vous proposons de mener les actions suivantes afin de solutionner ce problème : 

  • Evaluer les risques pouvant atteindre à la santé de vos équipes ;
  • Veiller au bon état des technologies utilisées et si ce n'est pas le cas les remplacer ;
  • Se tenir informé des dernières normes et régulations en vigueur ;
  • Communiquer des instructions précises et visibles dans les locaux de l'entreprise ;
  • Mener des actions de préventions (formations, communiqués, guide d'utilisation) et désigner une personne en charge de ce projet ;
  • Libérer du temps. Réorganiser les journées de vos équipes en leur permettant de s'octroyer des moments de pauses et de détente ou si possible en proposant du télétravail. Une accumulation de fatigue et de stress peut augmenter les risques d'accidents au travail. 
  • Engager ses salariés dans la préservation de leurs santé au travail. La santé doit être un enjeu commun et compris par tous les membres de l'entreprise. En faisant de vos salariés des acteurs de leur propre santé, vous leurs démontrez votre implication. A titre d'exemple, vous pouvez organisez des réunions en groupe de travail afin de laisser la parole à vos équipes ou encore faire de certains salariés les animateurs de formations santé et sécurité. 
  • Investir dans le bien être au travail. Faire de ses salariés des individus heureux en reconnaissant leurs valeur, en encourageant les relations sociales, en créant un climat positif, en limitant les différences hiérarchiques ou encore en aménageant les locaux en conséquence. Ces actions auront un impact direct sur l'état psychologique de vos salariés, par exemple lors de la réduction du stress au travail ou des cas de burn-out.